Les émois de PASCOU

- Bribes intimes de ma vie de quadra ... Parfois tristes, parfois gaies, toujours optimistes, toujours réalistes - (Attention, ce blog n'est pas recommandé aux internautes de moins de 18 ans)

mardi 27 mai 2008

LA BLONDE DU TRAIN DE BANLIEUE …

C’était un matin, le mercredi 23 février 2005 (je viens de retrouver le brouillon de ce billet, d’où la date précise !). J’étais assis paisiblement dans mon train de banlieue adoré qui me rapproche tous les jours du bureau et donc de vous alors que, au dehors, le Père Noël secouait ses édredons de plumes d’oie. Pour occuper le temps du trajet, j’avais mobilisé mes quelques neurones à la lecture de mon quotidien préféré, celui qui est censé être lu en moins de 30 minutes.

Pourtant, j’avais du mal à me concentrer sur les textes dont la littérature est, heureusement, bien éloignée de celle du Journal Officiel de la République Française. J’étais distrait ! Simplement distrait ! Distrait par la présence depuis quelques instants, à l’autre bout de la banquette, de cette magnifique jeune femme, blonde et souriante, féminine et visiblement heureuse, montée à la gare suivant la mienne, que j’aperçois de temps en temps, certains jours.

Distrait et troublé ! La trentaine avec un visage juvénile, des cheveux mi-longs au carré, des yeux bleus, une peau laiteuse, cette femme est belle. Cette femme attire autant les regards masculins que féminins et le sait. Mais, elle n’en joue pas. Ou, il me semble qu’elle n’en joue pas. Elle n’est pas allumeuse et j’apprécie. Elle est simplement belle et naturelle.

Et puis, comme à mon habitude lorsque je vois une femme à mon goût, j’ai posé mon regard sur ses mains. De jolis doigts fins. Avec une alliance ! Bon, je me connais, je n’allais pas la draguer. Je ne sais pas aborder une femme, comme cela, dans un lieu public. Je voulais seulement savoir si elle était accompagnée. Et ainsi j’ai su.Blonde_du_train_1__coupe_carr__

D’autant que, à l’automne 2007, je l’ai aperçue à la sortie des caisses de notre hypermarché commun, avec ses deux enfants et son mari. J’ai donc eu le privilège de faire la connaissance de l’homme avec qui elle a choisi de vivre. Enfin ! Connaissance visuelle !

Alors, je me suis rappelé une conversation que je lui avais entendue tenir, un soir de 2006, lors de mon trajet de retour, à deux copines/voisines de transport. Elle reprochait à son mari son attitude distante et irresponsable selon laquelle il se désintéresse des tâches ménagères et de l’éducation de leurs enfants. Pire, il lui préfère la télé ! Et elle ajoutait qu’il lui arrivait de s’isoler pour pleurer.

Tant et si bien que, chaque fois que je l’aperçois, je voudrais l’aborder pour lui demander s’il a évolué, pour lui demander si elle accepte que je lui offre mes bras. Oui, rien que mes oreilles pour l’écouter se confier, rien que mes bras pour la consoler. Mais, bien sûr, je ne le fais pas …

Depuis ces reproches, chaque fois que je l’aperçois, je me demande si leurs relations ont évolué ? Lui a-t-elle trouvé une compensation en la personne d’un autre homme ou d’une activité ? Je guette un signe dans son attitude, malgré son visage toujours souriant. Mais, jusque là, rien.

Bon, dès que j’ai la réponse, je vous informe. Si vous le voulez bien …

Posté par Pascou à 15:49 - Z'émois ... d'elles - Commentaires [26] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 19 mai 2008

CUI …

Le récit qui suit est loin d’être X (ou alors, vous et moi n’avons pas les mêmes définitions !)

C’était Mardi soir dernier, 13 mai. De retour de ma journée de labeur, j’entre dans mon antre. Je salue mon fils qui me décroche une réponse tout en continuant de regarder sa chaîne de dessins animés préférée. Je salue ma femme dont la voix me répond depuis la cuisine. Je l’y rejoins. Et là, que vois-je ? Elle a posé une boite à chaussures sur le plan de travail. Et me précise que, en arrivant de l’école, ils (elle et notre fils, pour celles et ceux qui n’auraient pas suivi !) ont découvert des oisillons nouveaux-nés tombés du nid construit très certainement sous le toit. Trois d’entre eux, recouverts de quelques plumes, étaient déjà morts. Mais, un quatrième vivait. C’est lui qui est, ce soir-là, dans la boite en carton.Cui_2__boite_chaussures_

Je m’approche et je vois une toute petite bestiole de 5 à 6 centimètres de long dont le corps ressemble à un poulet déplumé avec un petit bec grand ouvert. Je pense qu’il est né dans la journée. Peut-être s’agit-il d’un moineau ? Il bouge parfois sous le coton qu’elle lui a mis pour le réchauffer. Pafois, il lance un « cui » faible. Immédiatement, je me dis qu’elle a fait entrer la mort dans la maison ... C’est impossible qu’il puisse vivre. Nous ne savons pas comment et avec quoi l’alimenter, nous ne savons pas comment le protéger. Et, ensuite, saurions-nous l’élever ?

Je suis triste pour ce petit animal sans défense. Je suis triste qu’il soit parvenu là, sous mes yeux, dans la cuisine. Je suis triste parce que je pense qu’il souffre. Je suis triste parce que si je le touche, j’ai peur de lui faire mal. Je suis triste que cette boite en carton devienne son cercueuil. A ce moment, me suis-je mis à pleurer (un homme, ça ne pleure pas …) ?

Pendant le dîner, nous entendons quelques rares « cui ». Peut-être a-t-il faim. Que faire ? Comment l’alimenter ? Avec quoi, me dis-je ? Ma femme ne réagit pas et ça m’arrange. Et notre fils nous interroge. Il nous demande « pourquoi les petits oiseaux sont tombés de leur nid ». Nous lui répondons qu’ils sont peut-être tombés à cause d’un coup de vent ou à cause d’une chamaillerie dans le nid avec un autre oiseau. Lorsqu’il nous demande pourquoi « sa maman l’a abandonné », nous lui disons que les animaux ne sont pas comme les humains. Puis, il parle des 3 autres oisillons qui, eux, sont morts. Il semble comprendre ce qu’est la mort. Il en perçoit la tristesse. Et enchaîne en nous demandant si « quand on est très vieux, on meurt ? ». Oui, mais pas seulement. Pfffff !!!! Un débat sur la mort alors qu’il n’a pas encore 5 ans ! Bon, Ok, y a pas d’âge pour apprendre. Mais, quand même …

Dans la soirée, alors que notre fils dort, elle m’interroge. Comment faire pour qu’il vive ? Comment et de quoi l’alimenter ? Et si, demain, tu téléphonais à une association de sauvegarde de la nature ? Ou à un cabinet de vétérinaire ?

Plus tard, ma femme lui donne quelques goûtes d’eau pour l’aider à passer la nuit. Puis, j’ajuste sa couverture cotoneuse improvisée et m’aperçoit que son corps n’est pas inerte. Il vit toujours. Va-t-il être suffisament fort pour passer la nuit ?

Cui_1__nid_

Au matin du mercredi (et oui, mercredi dernier, je n’étais point avec vous ...), après que mon fils soit venu me retrouver dans le lit conjugal, comme il en a l’habitude, nous allons ensemble prendre des nouvelles de notre oisillon. Comme la veille, il est allongé sur le dos. Avec le coton, je le caresse délicatement. Il ne bouge pas. J’insiste. Il ne bouge toujours pas. J’insiste de nouveau. Il reste immobile. Je dis à mon fils que le petit oiseau est mort. Il est triste mais, moi, je suis libéré.

Dans la matinée, depuis son bureau, ma femme téléphone, notamment pour prendre des nouvelles de l’oisillon. Je l’informe. Et lui reproche aussitôt d’avoir fait entrer la mort dans la maison. J’aurai préféré ne rien savoir, j’aurai préféré qu’il n’entre pas dans la maison. Ça m’aurait évité d’avoir été, de nous trois, celui qui a ressenti le plus de tristesse !

Le soir, elle me dira qu’un de ses collègues l’a chariée : « Tu vas quand même pas l’enterrer dans le jardin et, à chaque date anniversaire, déposer des fleurs sur sa sépulture ?! ».

Plus tard, dans la matinée de ce mercredi, après avoir vérifié qu’il était bien mort du bout du coton, j’ai recouvert la boite en carton de son couvercle. Je l’ai enveloppée dans une poche en plastique blanche que j’ai ficelée pour la rendre plus hermétique et j’ai déposé le tout au fond de la poubelle extérieure. Mercredi matin, le camion-benne des éboueurs fera office de fourgon mortuaire …

Finalement, je me suis dis que cet oisillon était bien mieux près de nous, à terminer sa courte vie au chaud, protégé et entouré d’un peu de réconfort plutôt qu’à agoniser dans la pelouse à la merci d’un quelconque prédateur qui s’en serait régalé après l’avoir déchiqueté. Ben oui, je l’ai imaginé bouffé de l’intérieur par les fourmis, moi !!

Posté par Pascou à 15:22 - Z'émois ... de moi - Commentaires [30] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 6 mai 2008

ALLO, JE JOUIS …

Comme vous, je me promène de blog en blog. Et, que lis-je, de ci, de là ? Des bribes de votre Vie parfois similaires aux miennes. Si, si. Si, si, je vous l’assure.

Ainsi, ces derniers temps, nous sommes plusieurs à avoir fait l’amour par téléphone. Allo_je_jouis_1__2_telephones_

Eloignement physique plus ou moins temporaire voire irrémédiable, difficultés/impossibilité à se rencontrer en raison de vie/vies en couple, activité ludique, volonté de préserver son anonymat sont les principales raisons qui, à mon avis, nous incitent à utiliser cet objet de communication comme un sex toy. Bon, je n’irai pas jusque à affirmer que la peur du Sida ou des Mst ou la crainte d’une grossesse conduisent à faire l’amour par téléphone (rire) ! [Tiens, pourtant, je l’ai écris !!!]

Allo_je_jouis_2__femme_

Et je pense à qui, me direz-vous ? Eh bien à

La Sorcière réveillée, un jour de vacances, à 7h54, par PetitMari …

LadyNaamah qui, ce soir-là, a joui de ses mots offerts “Dans le creux de l’oreille … » …

CaraMia qui a désiré de son amant actuel « ses appels avec des papillons affolés au creux du ventre »

Chimères, intimidée par ce don  à lui, n’a pas encore osé …

Lucie qui, avec son amant, fait d'abord l'amour par Sms avant "échanger des mots tendres jusqu'à la moitié de la nuit"

Alineas, cet homme offrant qui guide sa Dulcinea éloignée vers les étoiles …

Allo_je_jouis_3__femme_se_caresse_

J’en ai oublié ? Ma liste est incomplète ? Qui n’ai-je pas entendu ? Allo …

Sinon, vous êtes tentée/tenté ? Faites le. Faites le et racontez.

Vous êtes seule/seul ? Proposez vous, entre vous qui êtes seule/seule. Puis, faites le et racontez.

Notez que si nous sommes les premiers à jouir de nos mots, nos opérateurs téléphoniques jouissent aussi de nos orgasmes …

Allo_je_jouis_4__femme_qui_jouit_

Posté par Pascou à 16:32 - Z'émois ... d'elles - Commentaires [20] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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