jeudi 9 juillet 2009
UN ORGASME : LE 1er…
J’ai toujours aimé me masturber. Non, je recommence. J’ai toujours aimé me branler. Oui, je préfère le verbe « branler », plus doux à prononcer, correspondant mieux à cette caresse voluptueuse, à « masturber », trop guttural à mon goût.
Je disais donc que j’ai toujours aimé me branler. Avant la puberté, comme une immense majorité de jeunes garçons, je caressais mon pénis avec ce fameux geste de va-et-vient qui me permettaient de ressentir du plaisir. Et comme, j’étais pré-pubère, je ne connaissais ni l’éjaculation ni l’orgasme. Mais, j’avais appris tout seul LE geste de base…Je le pratiquais presque toujours dans mon lit, le soir avant de m’endormir ou le matin au réveil, souvent aussi en faisant ma toilette, ou parfois assis sur la cuvette des toilettes. Ben oui, je trouvais mon intimité là où je le pouvais !
Depuis l’école primaire, je trainais toujours avec une bande de potes plus âgés que moi d’une à deux années. Certains d’entre eux qui avaient des frères ainés ramenaient parfois, dans notre groupe, des revues érotiques et porno. A moins que nous n’allions les récupérer dans les poubelles ! Bien sûr, la vision de ces femmes nues, de ces couples qui baisaient, de ces femmes qui sucaient des bites me faisait bander. Bander dur même. Et mes copains aussi devaient bander dur puisque, en commentant ces photos, ils exprimaient leurs fantasmes qui étaient essentiellement centrés sur leur envie de baiser les filles de nos classes, se faire sucer par elles… Et, je le reconnais, il m’arrivait de jouer à exprimer les mêmes envies. Ah, l’effet de groupe…Et qu’est-ce qu’on est con, à cet âge-là !
Parfois aussi, mes potes plus âgés me faisaient comprendre qu’ils se branlaient, eux aussi. Je me rappelle l’un d’eux qui, avec sa main droite fermée en poing à hauteur de sa braguette, mimait le geste de la masturbation. Peut-être m’avait-il demandé si j’avais déjà juter. Peut-être lui avais-je répondu par la négative ou peut-être que ma réponse ou mon absence de réponse lui avait fait comprendre que je n’avais pas encore fait jaillir le liquide de plaisir hors de moi. Je me rappelle qu’il m’avait dit qu’il fallait continuer ma branlette jusqu’à juter. Ben oui, nous avions un vocabulaire culinaire, à l’époque du début du collège !
C’est ainsi que, dès que je l’ai pu, j’appliquais son conseil. Je me branlais plus longtemps, de plus en plus longtemps. Ma queue était toujours plus dure, toujours plus raide, toujours plus dressée, toujours plus grosse. Sur mon membre érigé, ma main allait et venait sans trop me presser, pour faire durer la sensation de plaisir. Mais, à force de me caresser, je ressentais une drole de sensation entre les jambes. Des espèces de picotements délicieux… Mais, je n’osais aller plus loin. Je me rappelle que j’avais peur. Peur de quoi ? Je ne sais plus. De la nouveauté ? Non, plutôt de l’inconnu. A cette époque, seules les toilettes étaient le lieu où je pouvais prendre mon temps pour me caresser tranquillement. Surtout le week end.
Et c’est durant une fin de semaine que j’ai décidé de continuer le geste de va-et-vient de ma main sur ma queue. J’ai finallement accepté d’aller au-delà de ma peur de l’inconnu, de mes craintes de jeunot.
Ce jour-là, assis sur la cuvette, je ne sais plus si j’avais baissé mon pantalon de pyjama à mes pieds ou si je l’avais enlevé. Je me suis branlé en utilisant la seule technique que je connaissais. Je devais fantasmer sur l’une de mes copines de classe. Le détail du fantasme ? Je ne me le rappelle pas. Ma main droite coulissait sur mon membre bandé, ma main gauche réchauffait mes petites couilles décorées de leurs premiers poils. J’ai pris mon temps, de manière à recevoir un long plaisir. J’ai ressentit une délicieuse sensation dans le bas du ventre, entre les jambes, dans ma queue. Je ne saurais dire où la zone de plaisir se trouvait. Mais, je sais que c’était bon. C’était tellement bon que j’ai poursuivi ma branlette jusqu’à me laisser envahir par la plaisir, jusqu’à ne plus pouvoir me contrôler.
C’est là, dans ce petit local d’intimité, sur la cuvette des toilettes, le bassin avancé, bougeant au rythme de ma branlette, les cuisses largement écartées, le souffle court, la tête en arrière, les yeux clos, que mon premier orgasme m’a submergé totalement. A tel point que je me suis évanoui. Oui, mon premier orgasme m’a fait m’évanouir de plaisir. Oh, pas longtemps certainement. Mais, j’ai cru que cela avait duré une éternité tellement c’était bon.
Au moment où je commençais à perdre pied, j’ai senti un liquide qui sortait de ma queue. Au retour de l’évanouissement, il était là, sur ma main, sur ma jambe, sur le plancher. Je venais de m’évanouir de plaisir, je venais de jouir, je venais d’éjaculer. J’avais 11 ans. La Vie venait de s’ouvrir à moi. Et j’étais heureux.
Jamais je n’ai retrouvé le même plaisir que cette première fois, ni en me masturbant ni en faisant l’amour avec une femme.
Et, bien sûr, depuis ce jour, depuis que j’ai goûté au plaisir de la branlette, au plaisir de l’orgasme en solitaire, je ne peux plus m’en passer. Bien sûr, depuis cette époque, j’ai su augmenter et prolonger mon plaisir en améliorant la technique, en diversifiant les types de caresses. Il est arrivé que mes compagnes passées ou actuelles me branlent. Comme il m’est arrivé de me branler devant elles. Depuis quelques temps, je pratique aussi l’amour par téléphone qui est une forme de masturbation améliorée.
Bref, j’aime me branler. Ça dure depuis plus de 35 ans et c’est pas près de s’arrêter… D’ailleurs, je suis toujours à la recherche de nouveautés, notamment passer du fantasme à la réalité.
Par exemple, j’adorerai me branler devant une inconnue, j’adorerai me branler devant un couple qui fait l’amour, j’adorerai me branler en me faisant prendre en photo, j’adorerai me faire branler par une inconnue et/ou la caresser elle aussi, en mêm temps ou l’un après l’autre. Ce ne sont là que des exemples. Peut-être en avez-vous d’autres à me proposer ? Et peut-être pourrions-nous les réaliser ensemble ? Alors, j’ose vous laisser mon mail : pascouvit@yahoo.fr . Oserez-vous ?
Sinon vous, les filles, les mecs, votre premier orgasme ? C’était quand ? C’était où ? C’était comment ? C’était à quel âge ? En fantasmant sur qui ? Comment avez-vous appris les gestes qui conduisent à l’orgasme ? Aviez-vous des réticences, des craintes, des freins, des peurs ? Et depuis votre premier orgasme en solitaire, continuez-vous ? Seule/seul ? En couple ? Avec des objets, avec des jouets ? A quel rythme ? De quelle manière ? Avez-vous des anecdotes (masturbation à plusieurs, surpris la main dans…, lieux improbables,… ). N’hésitez pas à raconter votre histoire en commentaire.
Commentaires
Première fois
Je vois que tu m’as retrouvée…Je devais m’appeler ellesève à l’époque, enfin… tu m’as reconnue malgré ce grain de beauté que j’avais sous le sein droit et que je n’ai plus.
Voilà, les présentations étant faites, je me lance.
Mes premiers émois naquirent en prenant un bain, déjà c’était un rêve pour moi cette baignoire dans cette salle de bain, dans cette maison que mes parents avaient fait bâtir. C’était la fin de l’année scolaire, je n’avais plus cours et je ne sais pas comment je me suis débrouillée, mais ils m’ont donné la clé, et ce fut plus qu’un bain dans cette maison toute neuve, toute vide, toute à moi. Au dessus de la baignoire il y avait une bouche d’aération je me souviens, et toutes les fois qui suivirent, j’avais à la fois cette gène et ce plaisir de penser que la société immobilière y avait placé une caméra…
Depuis j’aime toujours autant me faire plaisir dans l’eau…Hum…je ne me fais pas prendre que par mon appareil photo, vois-tu ? Et puis étant plus vieille à présent je découvre aussi de très belles variations de jet très pénétrant qui m’époustoufle… !
Désolée mais je dois te quitter, car j’ai une urgence orthographique à résoudre sur une autre ligne…
A bientôt,
Bises sépias…
!
Très joli récit. Je me suis souvent demandé comment ca se passait pour les garçons. Je sais maintenant !
Tu poses bien trop de questions d'un coup pour que je puisse, pour que j'ose aussi, y répondre ici.
Juste te dire que moi j'appelle ça "me faire un calin" et que je ne peux m'endormir sans.
;-)
***
Charmant ce petit récit!
En ce qui me concerne, je me rappelle de mon premier frisson érotique. Je devais avoir 8 ou 9 ans... Je jouais dans le jardin avec ma copine Mireille. Il faisait chaud, c'était les vacances. Nous jouions au docteur...héééé oui! bref, je me souviens d'un émoi très fort, alors que j'étais nue devant elle, habillée et assise à mes pieds. Je me suis approchée pour qu'elle m'examine. Elle avait pris une petite branche de noisetier pour écarter les lèvres de mon sexe encore imberbe. Elle a du frôler mon clitoris et c'est comme si j'avais reçu une décharge électrique. Je me suis reculée vivement, un peu apeurée. Quelques secondes plus tard, ma mère nous appellait pour prendre notre goûter. J'en garde un souvenir très précis.
Malgré cela, les années ont passé sans que je ne me caresse vraiment. Je partais en exploration, mais sans ressentir de réel plaisir. L'épisode de mon enfance était si naïf que j'ai mis très longtemps à comprendre que la sensation ressentie était purement "sexuelle".
En revanche, adolescente, il m'est souvent arrivé de ressentir une vive excitation en présence de certains garçons. Aujourd'hui, je dirais que si j'avais été un garçon, j'aurais pu dire que je "bandais". Une fois dans mon lit, le soir, le désir me reprenait, et je glissais un doigt dans mon sexe étroit et je constatais à quel point il était mouillé. Je me souviens avoir goûté cet étrange liquide transparent, glissant et doux... mais je ne parvenais jamais à la jouissance...ou plutôt, je ne la cherchais pas! je n'avais pas conscience de ce précieux Graal!
J'ai perdu ma virginité avec un crétin de mon age: sans intérêt, sans plaisir, mais je savais que ça ne serait pas toujours comme ça, ça me paraissait évident.
Et puis un jour, j'ai croisé le regard d'un homme plus agé que moi. J'avais 16 ans, il en avait 27. Je faisais plus que mon âge. Je n'arrivais pas à le quitter des yeux. Lui non plus. Il m'a fait une court à l'ancienne (bouquet de roses rouges à ma descente du car scolaire, invitations à prendre un verre, à diner...)Un jour, nous nous sommes retrouvés chez lui. Je me souviens de tout...
Nous étions debout l'un contre l'autre. Il était plus grand que moi. Il a commencé à effleurer mes épaules, avec le bout de ses doigts, tout en soufflant délicatement dans mon cou, en embrassant ma nuque. Je me rappelle du frisson...intense! Il m'a déshabillée, lentement. Je n'en finissais pas de mouiller. Je sentais mon sexe se resserrer sur le vide de lui, et ça finissait par me faire mal! Lorsque je fûs totalement nue, il s'est déshabillé à son tour. Il s'est allongé sur le lit, puis il m'a attirée sur lui. Je l'ai chevauché, et lorsque son sexe m'a pénétrée, c'était...pffff! un raz de marée de sensations! Il me regardait, attentif au moindre de mes frissons, puis il m'a invitée à me redresser, et il a saisi mes hanches qu'il a fait onduler. A cet instant, j'ai su que je le tenais! ce je ne sais quoi que j'attendais sans le savoir, il était là, tout près. Je me suis mise à bouger, de plus en plus fort. Je me branlais sur son sexe et c'était divin. J'ai soudain senti un feu exploser au creux de mes reins, enflammer mes jambes, remonter vers mon ventre et empourprer mes joues. Un arc électrique me traversait, et je n'arrivais plus à m'arrêter. Je gémissais de plus en plus fort, je croyais mourir. Et j'ai joui...longuement. J'ai senti quelque chose couler sur son ventre, le long de mes cuisses, les draps étaient trempés. Je me découvrais fontaine, à sa plus grande joie...
Lorsque je suis retombée à ses côtés, terrassée, je me suis mise à pleurer, je n'arrivais plus à m'arrêter...C'était mon premier orgasme.
Ensuite...je n'ai jamais manqué de partenaire, et j'ai toujours joui en étant pénétrée. Aussi dingue que cela puisse paraître, jusqu'à 37 ans, j'ai joui des milliers de fois, sans jamais m'être caressée, et sans connaître l'orgasme clitoridien... Lui, je l'ai découvert seule, et il m'a ouvert de nouveaux horizons: aujourd'hui, je me caresse au moins une fois par jour, seule; je me caresse aussi devant mon amant, lorsqu'il me le demande;je me caresse parfois en même temps qu'il me pénètre (c'est comme ça que j'ai réussi à déclancher quelques orgasmes de folie, lorsque les deux se rejoignent)... voilà!
:o) ben dis donc, Pascou, là, si c'est pas de la confidence, moi, je raccroche!
Orgasme clitoridien
Joli récit Chimeres ! J'aimerai écrire comme toi ! Tu décris très bien quelques sensations que je ressens aussi. Comme l'attente insupportable de la pénétration.
Sauf que moi l'orgasme clitoridien, je l'ai découvert très très jeune. Tellement jeune que je ne m'en souviens plus. Tellement ça fait partie de moi.
Maintenant il me suffit de deux trois minutes pour déclencher un orgasme, je me connais si bien et je sais développer des images mentales pour arriver rapidement à la jouissance.
J'aime aussi offrir ce spectacle à mon amant qui ne se lasse pas de me regarder jouir. Et dans ses yeux, je me sens si belle à ce moment là !
Mmmmmmm, Pascou, je suis sûre que tu aimerais me regarder ainsi et te caresser aussi devant moi, chacun offrant son plaisir à l'autre avant de réunir nos deux jouissances en un feu d'artifice de sensations...!
Je t'embrasse
belle journée...
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