vendredi 11 janvier 2008
PAUSE COMPLICE
Malgré l'heure matinale et la pièce aérée par la fenêtre entrebâillée, l’atmosphère du lieu restait encore étouffante. Notre présence y était pour beaucoup...
Et, c'est avec délice que j'avais reçu, sur tout le corps, la chaleur bienfaisante de la douche chaude. Les reins entourés d'une grande serviette blanche, je revins dans la chambre. Elle n'était éclairée que par une petite lampe posée sur une commode. Les rayons du soleil de la mi‑journée auréolaient le lit d'une sorte de halo. On entendait au dehors le bruit du vent dans les feuilles des arbres de la cour intérieure. Hôtel discret pour rendez-vous secret !
Tu étais allongée sur le lit, nue, les yeux mi-clos, dans la pose alanguie d'une maja desnuda. Que tu étais belle, presque irréelle, dans cette demi-pénombre… Au lieu de venir te rejoindre sur le lit, j'allai m'asseoir dans le fauteuil, au pied de la couche, laissant négligemment tomber la serviette qui couvrait mon intimité appaisée.
La vision de ton corps abandonné fouetta ma sensualité déjà exacerbée tout au long de ce début de journée passée à nous découvrir, à nous unir. Notre premier rendez-vous. Notre première rencontre. Notre première union. Notre première ré-union.
Je sentis mon sexe frémir, s'étirer lentement en gonflant.
Nos yeux se rencontrèrent et se comprirent. Petits rires complices plein de vices et malices …Ta main droite vint se poser à la fourche de tes cuisses encore serrées l'une contre l'autre, tandis que la gauche venait effleurer ton sein, l'empaumant dans un geste de quasi-offrandee. Ton doigt tourna doucement autour du mamelon qui se dressa avec une sorte d'arrogance contenue. Tu avais dégainé.
Ma virilité s'était redressée comme si elle ne voulait pas perdre une miette du spectacle que tu lui offrais. Ma main droite vint caresser mes bourses, les prit franchement comme pour les soupeser. Je les faisais rouler entre mes doigts, te les présentais, toutes gonflées de l'écume de mon désir. Je les réchauffais ainsi, à pleine main, par la chaleur de ma paume, t’offrant la vision de ma hampe tendue et de mon gland empourpré.
Ta main droite se faisait insistante entre tes cuisses qui s'ouvrirent légèrement. Au gré de tes mouvements, le jeu de ton poignet me laissait apercevoir ton empreinte familiale. Tu poussas un soupir de satisfaction en t'étirant comme une jeune chatte et en continuant de jouer avec ton téton.
Je devinais le frôlement d'un doigt sur tes lèvres intimes. Mon membre était maintenant complètement érigé. Je le saisis délicatement, fis coulisser lentement la peau vers le bas, dégageant entièrement le gland rougi que j'offrais à ta concupiscence. Ton doigt se repliait à l'intérieur de ta grotte, enrageait à chercher le tendre petit bouton. Il le trouva enfin et le dégagea entièrement.
Ma main droite allait et venait lentement sur le haut de mon sexe. La gauche était étalée à la base de l'engin, doigts pointés vers le bas. Je caressais mes boules avec délice.
Puis, un doigt s'enhardit, glissa plus loin, vers l'oeillet sombre et palpitant qu'il titilla légèrement. Je sentais tes yeux rivés sur mon bas ventre et ton regard augmentait, de seconde en seconde, mon désir de m’offrir à toi.
Tes cuisses étaient maintenant largement ouvertes, tes jolies jambes fléchies et tes petits petons légèrement repliés vers l’intérieur. Des deux pouces, tu écartais tes lèvres et me faisais découvrir le mystère brûlant de ton intimité luisante de ton désir, dominée par ce petit appendice sensible qui intrigue tant les hommes. Ton sexe semblait observer, fasciné, ce serpent dressé face à lui, si ce n'est que là, c'est le serpent qui est appelé à se faire dévorer par cette bouche si tendrement vorace, humide et chaude.
Ton doigt majeur se faisait impérieux, pénétrait ton antre secret en un clapotis qui se mêlait au bruissement des feuilles. Puis, trempé de cette liqueur au goût si suave, ton doigt revenait jouer avec ton clitoris tout dressé.
Le mouvement de mon poignet s'était accéléré. Mon bassin montait et descendait, en un rythme régulier, comme pour aller à ta rencontre, comme pour te prendre. Tu gémissais sous l'effet de ta caresse de plus en plus précise et rapide. Ton corps s'arquait sur le lit. Ta tête en arrière, le cou dégagé, la bouche entreouverte, tes yeux essayaient de happer les gestes de ma main. J'avais presque glissé du fauteuil. Nos yeux se fixaient avec une intensité effrayante, chacun cherchant dans les yeux de l'autre la montée de son plaisir.
Puis, soudain, ton regard se troubla, comme perdu dans un ailleurs empli de purs délices. Je sus que tu allais jouir. Tu émis de longs cris de plaisir tandis que tes yeux se fermaient sur ta volupté.
J'arrêtais mon mouvement qui avait pris un rythme frénétique. Mon sexe se tendit, fut parcouru de plusieurs pulsions successives d'une intensité presque insupportable et laissa enfin jaillir, du plus profond de moi, les vagues tumultueuses de ma jouissance.
De nouveau, je m’étais donné à toi, je t’avais abandonné ma vie. De nouveau, tu t’étais donnée, offerte à moi.
Affalés, libérés de ce délibéré de nos corps, nous avons joui ainsi, savouré nos plaisirs. Calmés, presque endormis. Voyage offert à toi, voyage donné à moi, ensemble, pour un temps d’éternité.
Et puis, de retour de ce séjour magnifié, nos yeux de nouveau se sont rencontrés. Pensées communes, évidentes.
Lentement, calmement, je me suis relevé. Je t’ai rejoint. Ouvrant ta grotte toujours humide, je t’ai pénétré de ma bite encore dure. Amarés. Je me suis allongé sur toi, tes tétons fiers et heureux de nos accords. Unis en une seule chair, par un amour unique, rare, exceptionnel. Soudés.
Nous nous sommes embrassés goulûment, moi prenant tes joues entre mes mains et toi caressant délicatement mes cheveux. Puis, de tes mains, tu as parcouru mon dos pour les poser sur mes reins. Mes bras se sont glissés sous ta tête comme pour t’envelopper, comme pour te protéger.
J’ai posé ma bouche derrière ton oreille gauche, me droguant de l’odeur de ta sueur.
Apaisés, heureux, unis, réunis, nous nous sommes endormis, encore soudés laissant la nature nous reposer. En un seul corps …
JE T’AIME. Je t’aime, ma femme.

