mercredi 30 septembre 2009
UN SOURIRE… BANDANT
Je n’ai pas oublié… Seulement, je ne me rappelle plus précisément l’âge que j’avais, certainement entre 18 et 25 ans. C’est imprécis mais peu importe.
Je marchais dans cette ville , pour me rendre d’un point à un autre. Là aussi peu importe le lieu de départ, peu impoprte le lieu d’arrivée et peu importe le motif de mes pas.
Nous sommes en centre ville. Dans ce carrefour très animé, la circulation automobile a toujours été dense et bruyante. Je faisais attention de ne pas descendre du trottoir. Au coin de la rue, j’ai jeté un coup d’œil rapide à la vitrine du bijoutier-horloger. Puis, je bifurquais sur ma gauche pour continuer sur cet espace pas très large réservé aux piétons. Je n’ai pas le temps de regarder à l’intérieur de ce bar-brasserie connu et réputé. Je dois faire attention, le trottoir est étroit et je vois que je vais croiser des piétons.
Face à moi, plusieurs personnes. Naturellement, elles se mettent en file indienne. Je remarque une jeune femme. Son âge ? Dans les miens, me semble-t-il. Je me rappelle seulement qu’elle était brune, brune aux cheveux longs. Je la fixe dans les yeux et lui souris. Au moment où je décide de descendre du trottoir pour lui laisser le passage, elle répond à mon sourire. Très beau sourire. Sincère. Lumineux. Inoubliable.
Pourquoi inoubliable sourire, 20 ans après ? Parce qu’à son sourire, immédiatement j’ai bandé. Oui, le sourire de cette belle inconnue m’a fait bander. Une érection dure, puissante, persistante, délicieuse. J’ai adoré. Et j’adore m’en souvenir.
Nous nous sommes croisés, en silence. Je ne me rappelle pas m’être retourné. Je ne sais si elle s’est retournée. De toute façon, à l’époque, j’étais timide, très timide…
Pendant plusieurs jours, pendant plusieurs semaines, j’ai tenté de l’apercevoir de nouveau, revenant sur le lieu de notre rencontre, à différentes moments de l’après-midi. Je ne l’ai jamais revue. Mais elle m’a offert un souvenir pour la vie : son sourire m’a fait bander. Elle était la première inconnue au sourire bandant. Aujourd’hui, elle reste encore la seule.
mercredi 8 avril 2009
HUMEUR …
Les filles, le saviez-vous ? Non, bien sûr puisque je ne vous l’ai pas - encore - dit ! Pfff !
Je vous aime. Bon, cet aveu est-il, pour vous, une surprise ? Peut-être. Pour moi, il n’en est pas une.
Mais, ce n’est pas cela que je veux vous dire.
Lorsque je suis en votre présence, tous mes sens sont en éveil. Et notamment mon odorat … Si, si. Tenez, je vous explique …
Lorsque vous êtes près de moi, lorsque je m’apprête à vous doubler, à vous croiser, souvent (ou toujours ?) j’écarte les narines pour mieux vous apprécier, pour mieux m’ennivrer de votre senteur, mélange de votre parfum et de votre odeur corporelle. Je vous hume, les filles ! Bon, plus ou moins longtemps selon le temps que nous avons à passer ensemble ? Mais, bien sûr, plus c’est long, plus c’est bon (rire) ! Oui, oui, je vous hume.
Je me suis ainsi surpris à fermer les yeux quelques courtes secondes (ben oui, dans la rue, vaut mieux !!!) pour vous découvrir, pour vous apprécier du nez, pour vous déguster des narines, pour vous aimer de cette façon, pour vous garder dans mon esprit un peu plus que le temps trop furtif de l’imprégnation de votre odeur par mon cerveau. Et, parfois, parce que vous avez choisi le bon parfum associé à votre odeur personnelle, parce qu’elle est sensuelle, parce que mon cerveau l’a trouvée érotique, votre odeur me procure une délicieuse érection (lapalissade : une érection est toujours délicieuse) !
J’avoue donc : je suis un voyeur du nez. Un humeur de vos apparats odorifiques.
Voilà, c’est dit, je suis un humeur !
mercredi 1 avril 2009
TELLE EST PRISE, TEL EST PRIS …
Nous sommes dans les années 90. Ne me demandez pas la date exacte, je ne l’ai pas retenue et je n’ai pas pris de notes !
Par les couloirs de ma boite, je me rends d’un point A à un point B. Bon, le point B, c’était mon bureau mais j’ai complètement oublié le point A ! Mais là n’est pas mon propos.
Je précise que ma boite emploie beaucoup de monde et que le personnel est féminin à plus de 75 %. Chaque fois que je déambule dans les couloirs, je suis presque certain de rencontrer une collègue. Le double hic, c’est qu’à cette époque-là (dans les années 90, pour celles et ceux qui n’auraient pas suivi), je comptais parmi les plus jeunes de ma boite et les jeunes femmes célibataires de mon âge étaient très rares. Mais là n’est pas non plus mon propos.
Donc, dans ce couloir, je marche. Et j’y suis seul.
A son extrémité, j’aperçois une collègue. Elle n’est juste qu’une relation de travail, ni plus ni moins. Sinon, elle a six années de plus que moi. A cette époque-là (nous sommes dans les années 90, pour celles et ceux qui n’auraient toujours pas suivi), elle avait pas loin de quarante ans.
Et, ce jour-là, comme souvent, elle était en jupe. Jupe courte et talons. De jolies jambes aux belles courbes bien mises en valeur par les chaussures réhaussées.
Il faut que je vous dise que je fais parti de ces hommes qui apprécient les femmes en jupe et talons. Combien sommes-nous ? Hein, combien sommes-nous à vous apprécier ainsi ? Et je vous apprécie ainsi pas seulement pour admirer les courbes des jambes. Pour apprécier également le recto (sourire). Oui, il m’arrive parfois (pardon, rarement, devrais-je plutôt dire) de me retourner sur une femme que je viens de croiser. J’aime alors faire évoluer mon regard depuis la courbe des reins jusqu’aux talons, en remontant ensuite jusqu’à la nuque. Puis, de nouveau, redescendre jusqu’aux reins pour y attarder mon regard. Ou aux fesses. Ou au cul. C’est selon (sourire). Mais, pour moi, c’est le même endroit.
Pourquoi un tel regard ? Pour apprécier la beauté des courbes. Pour flatter de la caresse de mes yeux bleu-gris toute la féminité, toutes les rondeurs. Et si ces rondeurs déplaisent à sa propriétaire, elles ne vont pas forcément me déplaire. Pour me faire plaisir donc. Parfois même, il m’est arrivé d’avoir une érection !! Si, si. Juste en me retournant sur une femme. Si, si, j’vous jure, c’est possible d’avoir une érection en me retournant sur une femme ! Mais je m’égare de mon propos.
Donc, pour celles et ceux qui auraient perdu le fil de mon récit, je rappelle que je marche dans un couloir de ma boite et qu’une collègue en jupe et talons marche dans ma direction dans ce même couloir. Et, fatalement, à un moment donné, nous nous croisons. Logique, non ?!
Poli comme je le suis, je la salue le premier. Elle me répond. Et nous poursuivons notre trajet pédestre. Arrivé au bout du couloir, avant de tourner à l’angle, masculin comme je le suis, je m’offre le cadeau de me retourner pour admirer rapidement la partie arrière de ma collègue. Et là, que se passe-t-il, allez-vous me demander ? Hein ? Eh bien, elle aussi s’est retournée. Outre le fait que nous nous sommes trouvés tous les deux cons, je me suis ensuite interrogé. Ai-je une si belle démarche que cela ? A moins que ce soit mon cul qui soit petit et beau ? Oui, je sais, elle pouvait aussi se retourner pour apercevoir l’arrière de ma coupe de cheveux. Ou le tombé de mon pull. Ou la beauté des talons de mes chaussures. Mais, voilà, mes pensées ont immédiatement migrées vers le bas de mes fesses. Va savoir pourquoi (rire) !!!
Et même encore aujourd’hui, je m’interroge. Que pensent les filles de mon cul qui se retournent sur mon passage . Et puis, sont-elles si nombreuses que cela à se retourner sur moi ? Ah, si j’avais une caméra dans le dos … Ah, si je pouvais lire dans leurs pensées … Serait-ce une vraie bonne idée, d’ailleurs, que de lire dans la tête des filles ???
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