mardi 5 février 2008
JE BANDE ou l’explosion des sens (2/2)
J’ai entendu claquer la porte, à l’étage inférieur. L’une ou l’un des deux collègues présents ce vendredi a quitté son espace de labeur. Reste donc encore mon autre ou ma collègue. A cet instant, je ne souhaite qu’une chose : qu’il ou elle conclut rapidement sa tâche.
Oui, parce que je sens la saturation m’envahir. Je résiste. Même si je poursuis mes pérégrinations dans le monde virtuel, ce monde virtuel qui me procure pourtant un désir bien réel … Un brin maso, j’’aime faire monter l’excitation, ou plutôt je devrais dire que j’aime faire grandir le désir en moi (et hors de moi aussi …). Pour mieux le faire saillir, le faire jaillir, pour délicieusement en finir, pour mieux en jouir, et m’en abrutir enfin. Pour mieux renaître ensuite.
Avachi sur mon siège, j’ai depuis bien longtemps pris mes aises : une jambe posée sur chaque pied de la chaise facilite l’envahissement de mon désir dans mon pantalon. Et les mains, me direz-vous ? Elles s’occupent. L’une et l’autre jouent à caresser surtout la molette de la souris, parfois les touches du clavier. Utiles, les mains, au bureau … Surtout en ce vendredi soir-là …
Et, pour la seconde fois en moins d’une heure, le bruit violent de la porte qui se referme retentit. Une idée de liberté m’envahit vite, je n’attendais que cela. J’ai besoin de jouir. J’ai besoin d’évacuer la pression de mes sens que j’ai aimée faire monter. Mais, je ne suis pas pressé. Il m’est doux de maintenir le désir, même s’il m’est dur (!!!) de le garder encore trop longtemps.
J’ai rendez-vous avec moi. Je sais que je vais succomber, je sais que je vais me laisser aller, je sais que je ne vais pas résister. Je le sais, je sais tout cela, je le sais trop bien. Mais, je ne suis pas pressé.
Alors, je prends mon temps. Je prends le temps de nettoyer mes traces de promenades virtuelles avant de fermer le PC. Je prends le temps de regarder par la fenêtre pour voir si, à cette heure de fin d’après-midi, le dentiste et son assistante installés de l’autre côté de la cour peuvent m’apercevoir. Je prends le temps de parcourir le petit couloir de l’étage pour vérifier que personne n’est encore présent, même si je sais que j’ai passé la journée seul à ce niveau-ci de l’immeuble. Et puis, surtout, je prends le temps de me laver les mains à l’eau suffisament chaude pour les maintenir réchauffées pour mes caresses calines. Et puis, parce que je trouve bien plus confortable de les avoir propres pour ses moments-là.
Me voilà tout à moi. Je m’installe debout près de la porte ouverte, dans l’angle caché de la vue de l’immeuble d’en face, mais pas de celui, bien plus éloigné, situé dans l’autre pâté de maison. Après tout, si une voyeuse ou un voyeur armé de jumelles ou téléscope habite les derniers étages, je ne vois pas trop d’inconvénient à lui offrir le cadeau de mon voyage vers le septième ciel … Mais, qu’elle ou qu’il reste discret.
Mon engin est maintenant à l’air libre. Dressé et fier. Il respire. Il respire enfin. Il respire le besoin de s’exprimer. Debout, une jambe reposant sur la chaise, je réchauffe à pleine main la paire de boules qui orne l’engin. Je les fais rouler, les tire et les étire. L’autre main a déjà décalotté le sommet de la flèche et descend puis remonte, lentement, toujours lentement, le long de la hampe, chaude et dure, douce et résistante. J’ai clos mon regard. Je ne sais où je suis. Peut-être avec vous, femmes irréelles, grâce à qui j’ai voyagé réellement ces dernières heures. Je suis bien …
Je poursuis mes carresses, je continue mes calins sur mon engin dressé. Le buste en arrière, la bouche ouverte, je tressaille. Mais, je me contiens.
Je modifie ma position pour améliorer mon goûter à l’heure du thé. J’ai maintenant posé un genoux sur le sol, l’autre jambe formant un angle droit avec l’autre genoux. Je me trouve bien plus à l’aise ainsi même si la moquette est rêche.
Ma main continue de jouer avec la paire de sacs ronds bien au chaud dans ma paume. L’autre s’intéresse désormais au gland et au frein sur lesquels elle tourne et vire, toujours avec douceur mais fermeté. Ah, si une langue venait à passer par là …

Je me sais seul et j’en profite. Je ne retiens pas mes râles. Les yeux fermés, j’aperçois les étoiles, j’entrevois le septième ciel. Les nuages s’écartent. J’accélère mes mouvements. J’accélère mes va-et-vient sur mon sexe. L’autre main est maintenant entre mes cuisses, un doigt enfoncé dans le cul explorant l’intérieur.
Mes râles se font plus forts, mes caresses plus rapides. Les nuages se sont écartés. J’explose. J’explose en un cri rauque. Je me lâche. Enfin. J’explose en un premier jet dont je me fiche ce dont il devient. Plus rien ne m’intéresse, plus rien ne me concerne. Je savoure ce goûter, je me délecte de ce plaisir arrivé si vite, arrivé trop vite. Je poursuis mes mouvements. D’autres jets se succèdent aussitôt. C’est bon. Ah, c’que c’est bon. Je reste là, immobile, à apprécier cette jouissance obtenue ici, dans un lieu aussi improbable que ce bureau. Qu’est-ce que c’est bon.
La douleur de la moquette rêche me rappelle que le voyage est fini. Heureusement, qu’elle est grise mouchetée de blanc et de noir. Les traces de mon voyage n’en seront que plus secrètes.
vendredi 1 février 2008
JE BANDE ou l’emprise des sens (1/2)
Je suis au bureau. Je pense à Elle, mais aussi à Elle ou encore à Elle …
En ce vendredi, j’ai aussi trouvé le temps de me promener, de flaner, de m’attarder sur vos blogs, sur vos textes, sur vos commentaires, sur vos photos …
Et je bande. Et je bande. Et je bande.
Exceptionnellement, en ce vendredi, je suis seul à l’étage.
Que faire ? Que faire ? Dites-moi quoi faire. D’ailleurs, vous, que feriez-vous, hein ?
A moins que je ne le sache trop bien …
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